MON CŒUR FAIT BOUM POUR LE CEP DE L’ACADÉMIE

Maison du terroir

Après avoir assisté à la dégustation, puis à la remise des prix de la Sélection des Vins de Genève, j’ai eu la chance de pouvoir faire partie du jury lors de la dégustation des 9 meilleurs Chasselas du concours, avec la Commission de l’Académie du CEP, afin d’attribuer le CEP de l’Académie. D’habitude observatrice, dans un recoin d’une salle en train de prendre des notes pour mes articles, c’est de l’autre côté de la barrière que je me trouve à présent et je me réjouis de me prêter au jeu !

Ambiance, ambiance…

Pour cette dégustation, nous nous sommes retrouvés à la Maison du Terroir, comme lors de la Sélection des Vins de Genève. En tant qu’invitée et nouvelle venue, j’appréhendais un peu ce moment, car bien qu’étant amatrice de ce nectar et diplômée de l’Ecole Hôtelière de Genève, la dégustation de vins ne fait pas partie intégrante de mon quotidien. L’ambiance est bon enfant. On se présente, on échange quelques mots, mais surtout, on se réjouit tous de goûter ces fameux Chasselas médaillés. Je me sens rapidement intégrée à l’équipe et la dégustation peut gentiment commencer.

La mise en bouche

Dominique Maigre, Président de l’association de la Sélection des Vins de Genève, nous donne quelques informations et des consignes essentielles avant de commencer. Tout d’abord sur l’aspect technique de la fiche de dégustation, mais aussi sur le silence qui doit être roi. Il précise également que nos visages doivent rester impassibles afin de ne pas influencer nos collègues. Mais avant de nous taire, nous pouvons prendre un moment pour nous entraîner avec deux vins qui nous servent de mise en bouche. Cette approche nous permet de bien comprendre le fonctionnement de la fiche, mais aussi de préparer notre palais et notre odorat. On échange et on compare nos impressions, qui parfois peuvent être vraiment très différentes. Une fois cette expérience faite, il est temps de passer aux choses sérieuses et de se concentrer au maximum !

Vins

Le plat de résistance

C’est parti pour la dégustation de notre « Menu Chasselas » composé de 9 « plats ». À vrai dire, lorsque j’étais simple observatrice, je ne comprenais pas vraiment pourquoi il fallait tant se concentrer. Après le 3ème Chasselas dégusté, j’ai commencé à comprendre un peu mieux… Afin d’évaluer de la même manière tous les vins présentés, notre esprit, notre nez et notre palais doivent rester 100% présents et disponibles afin de ne pas passer à côté de quelque chose. Je sens, je regarde, je goûte, je recrache, j’évalue, je bois un peu d’eau. Par curiosité, je regarde discrètement autour de moi afin d’observer mes camarades de dégustation, mais ils ne laissent rien transparaître. Mes papilles sont en éveil, je cache mes émotions, et mon cœur fait de gros « BOUM » pour quelques-uns des Chasselas dégustés. Mais je ne dirai rien…

Au-delà de la fiche d’évaluation et des aspects techniques, je me sens transportée par certains des vins présentés. Une odeur, un goût, peuvent aisément raviver des souvenirs précieux ou vous projeter dans un lieu qui vous est cher. C’est aussi ça la magie du vin.

Le dessert

Une fois la dégustation terminée, c’est le moment de vérifier et de compter les points. C’est notamment le travail d’Eric Porchet, viticulteur à La Cave de Genève. C’est serré, parfois très serré… Et enfin, on apprend le nom du producteur de Chasselas qui a fait chavirer le cœur du jury. Le vainqueur est… motus et bouche cousue ! Non, je ne trahirai pas le secret. Il faudra attendre patiemment la Fête des Vendanges de Russin, les 14 et 15 septembre prochains, pour connaître le nom du grand gagnant. On se retrouve donc en septembre pour en savoir plus. Affaire à suivre…

En attendant, à votre santé !